Cette page est mise à jour au fil des déclarations de candidature et du calendrier officiel.
L’élection présidentielle de 2027 se tiendra le dimanche 18 avril (premier tour) et le dimanche 2 mai 2027 (second tour), des dates confirmées par le gouvernement le 1er juillet 2026. Emmanuel Macron, dont le second mandat s’achève, ne peut pas se représenter : l’article 6 de la Constitution interdit d’exercer plus de deux mandats consécutifs. Au 12 juillet 2026, une quinzaine de candidatures sont déjà officialisées — un nombre inhabituellement élevé à dix mois du scrutin —, tandis que plusieurs personnalités de tous les bords restent en réflexion.
Quand aura lieu l’élection ? #
Le premier tour est fixé au dimanche 18 avril 2027 et le second tour au dimanche 2 mai 2027. Le gouvernement a confirmé ce calendrier le 1er juillet 2026, et les dates sont formalisées par le décret de convocation des électeurs, pris en Conseil des ministres au moins dix semaines avant le premier tour (service-public.gouv.fr).
À lire Marine Tondelier répond à Elon Musk : ce que les deux ont vraiment écrit
Ce calendrier découle de l’article 7 de la Constitution : l’élection du nouveau président doit avoir lieu entre vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus avant l’expiration des pouvoirs du président en exercice, soit le 14 mai 2027 pour Emmanuel Macron. Les bureaux de vote ouvriront à 8 h et fermeront à 19 h, avec des dérogations possibles jusqu’à 20 h dans les grandes villes.
Avant le scrutin, chaque candidat devra réunir 500 parrainages d’élus issus d’au moins trente départements ou collectivités différents, sans qu’un même département puisse fournir plus d’un dixième des signatures. Le Conseil constitutionnel arrêtera la liste officielle des candidats après vérification de ces parrainages, dans les semaines précédant le premier tour.
Les candidats déclarés #
Au 12 juillet 2026, la presse recense une quinzaine de candidatures officialisées (LCP, 10 juillet 2026 ; Public Sénat), présentées ici de la gauche vers la droite de l’échiquier politique. Cette liste ne préjuge pas de la capacité de chacun à réunir les 500 parrainages.
Extrême gauche
Gauche et écologistes
Centre et droite
Droite nationale et extrême droite
Les pressentis et les inconnues #
Emmanuel Macron ne peut pas se représenter. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, l’article 6 de la Constitution dispose que « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». Élu en 2017 et réélu en 2022, le chef de l’État est le premier président concerné par cette limitation : la présidentielle 2027 se jouera donc sans président sortant, une première depuis 2017.
À lire Primaire socialiste 2026 : candidats, calendrier et règles du scrutin
La situation judiciaire de Marine Le Pen reste un paramètre du scrutin. Le 7 juillet 2026, la cour d’appel de Paris l’a condamnée, dans l’affaire des assistants parlementaires européens, à trois ans de prison dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique, 100 000 euros d’amende et 45 mois d’inéligibilité dont 30 avec sursis. La part ferme de l’inéligibilité, exécutée par anticipation depuis le jugement de première instance de mars 2025, a expiré le 30 juin 2026 : elle est donc, en l’état, éligible en 2027 (franceinfo, Toute l’Europe). Elle a annoncé un pourvoi en cassation, et la Cour de cassation a indiqué vouloir statuer avant le premier tour.
Dernier développement : le 15 juillet 2026, Elon Musk a publiquement apporté son soutien à Marine Le Pen, qualifiée de « dernier espoir de la France » dans un message publié sur X et vu plus de 6,6 millions de fois en 24 heures. Le député LFI Antoine Léaument a dénoncé une « ingérence étrangère » (LCP). Le 16 juillet, le porte-parole du Rassemblement national Laurent Jacobelli a repris la formule à son compte (« c’est vrai, Marine Le Pen est le dernier espoir de la France »), tandis que le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et l’ancien commissaire européen Thierry Breton ont critiqué cette prise de position, ce dernier évoquant une « saison des ingérences » (franceinfo). Lire notre article sur le soutien d’Elon Musk.
À gauche, plusieurs scénarios restent ouverts. Le Parti socialiste a tranché le 9 juillet 2026 le format de sa primaire : ses militants ont voté à 55,5 % pour une primaire fermée, réservée aux adhérents des organisations du « pôle socialiste » (Place publique et La Convention invitées), contre l’option ouverte que défendait Olivier Faure (LCP, franceinfo). Le scrutin est prévu en octobre 2026, sans date précise officiellement confirmée à ce stade. Deux candidatures à cette primaire sont déclarées : Philippe Brun (30 juin) et Ségolène Royal (10 juillet) ; la participation de Jérôme Guedj, candidat déclaré à la présidentielle depuis février, n’était pas formellement confirmée au 17 juillet. Raphaël Glucksmann (Place publique) reste en suspens : son entourage a indiqué le 10 juillet qu’il n’y avait « pas d’évidence » à sa participation, sans exclure une candidature directe (franceinfo). Olivier Faure, Boris Vallaud, François Hollande, Bernard Cazeneuve ou Fabien Roussel sont par ailleurs cités, sans annonce (LCP). Le PS ne participera pas à la primaire unitaire du 11 octobre portée par les Écologistes et Debout !, et Clémentine Autain a retiré le 11 juillet sa candidature, ne souhaitant pas « ajouter une candidature de plus à gauche » (franceinfo). Lire notre article complet sur la primaire socialiste 2026 : candidats, calendrier et règles.
Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, « réfléchit toujours » à une candidature en 2027, d’après les indiscrets du JDD publiés le 26 juillet 2026. Présenté début 2026 comme candidat confirmé par plusieurs médias, il n’a pas officialisé de candidature à ce jour. Selon l’hebdomadaire, il accélérerait néanmoins sa préparation : une quinzaine de déplacements seraient programmés cet été, et sa rentrée politique se tiendrait la semaine du 17 août en Corrèze, lors d’une réunion publique d’environ 300 personnes organisée avec Pascal Coste, président du conseil départemental de la Corrèze. Toujours selon le JDD, il passerait également un moment privé auprès de la famille de Jacques Chirac.
À lire Elon Musk soutient Marine Le Pen : « le dernier espoir de la France »
À droite et au centre, Gérald Darmanin, actuel garde des Sceaux, Bruno Le Maire — qui a évoqué une décision « en octobre » —, Élisabeth Borne, Dominique de Villepin ou encore Michel Barnier figurent parmi les personnalités citées comme possibles candidats (LCP, Le JDD). À l’extrême droite, Éric Zemmour (Reconquête) ne s’est pas officiellement déclaré, et Jordan Bardella demeure le candidat de recours du Rassemblement national si la situation judiciaire de Marine Le Pen évoluait (LCP, Public Sénat).
Dernier point de repère : la presse dénombre au total près de 35 candidatures déclarées ou envisagées (Le JDD), un chiffre très supérieur aux scrutins précédents (12 candidats officiels en 2022, 11 en 2017). Le filtre des 500 parrainages réduira mécaniquement cette liste d’ici mars 2027.
10-11 août 2026 : François Bayrou propose une « grande primaire », Olivier Faure la refuse #
Le 10 août 2026, François Bayrou a proposé l’organisation d’une « grande primaire » rassemblant les forces qui rejettent les extrêmes, sur un périmètre qui irait, selon lui, du Parti socialiste jusqu’aux gaullistes. L’objectif qu’il met en avant est d’éviter un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en 2027 (Le Monde, 20 Minutes).
Olivier Faure a écarté la proposition dès le 10 août, refus confirmé le 11 août par plusieurs rédactions (BFM, Midi Libre, Dernières Nouvelles d’Alsace, Le HuffPost). L’accueil a été défavorable au-delà du seul PS : selon franceinfo et Libération, l’initiative s’est heurtée à un refus large, y compris à droite où l’inclusion des socialistes a été contestée, sans accord sur la liste même des participants.
À lire Quelle taille fait Elon Musk ? Taille, âge et portrait
Cette proposition ne se substitue pas aux scrutins déjà programmés : le Parti socialiste organise sa propre primaire, fermée, en octobre 2026. Le détail des deux dispositifs, leurs périmètres et leurs corps électoraux respectifs sont comparés dans notre page sur la primaire socialiste 2026.
8-9 août 2026 : David Lisnard détaille sa ligne dans le JDD et en Corse #
Mise à jour du 9 août 2026. Dans un entretien au JDD mis en ligne le 8 août au soir, David Lisnard — maire de Cannes, président de l’Association des maires de France et candidat de son parti Nouvelle Énergie — déclare : « le modèle d’État-providence est mort, et il est devenu un aspirateur à pauvreté, donc à immigration ». Il y résume ainsi son positionnement : « Ma vie, c’est le pays réel, et je veux être le candidat du pays réel », et dénonce « un pouvoir qui se gargarise d’annonces martiales que rien ne suit ». Le candidat se dit par ailleurs favorable à une primaire élargie à droite (Le JDD, LCP). Ses propos ont été repris le 9 août par CNews.
La veille, samedi 8 août, il était en déplacement en Corse, à la foire de Baracci à Olmeto, où il a présenté son projet pour les collectivités : leur confier le pouvoir réglementaire d’application des lois, sous le contrôle de l’État. « Je ne suis pas là pour flatter quiconque », a-t-il déclaré selon ICI (France Bleu), qui rapporte qu’il dit ne pas vouloir « flatter la corsitude ». Le déplacement a également été couvert par France 3 Corse.
Rapports de force : ce que dit le baromètre de fin juillet #
Mise à jour du 31 juillet 2026. La vague d’août de l’Observatoire politique Elabe pour Les Échos place Jordan Bardella (36 %, -2) et Marine Le Pen (34 %, -4) en tête de la bonne image des personnalités politiques — un recul que l’institut relie, pour la candidate RN, à sa condamnation en appel du 7 juillet. Fait nouveau au centre : Édouard Philippe (-4) et Gabriel Attal (-2) sont désormais à égalité à 30 %, et un seul point les sépare auprès des électeurs d’Emmanuel Macron de 2022 (66 % contre 65 %). Ce baromètre mesure l’image, pas des intentions de vote — analyse détaillée et tableau complet dans notre article : sondage présidentielle 2027 : Philippe et Attal au coude-à-coude.
À lire Quelle taille fait Volodymyr Zelensky ? Taille, âge et portrait
Sur le terrain judiciaire, le tribunal judiciaire de Paris a débouté jeudi 30 juillet le parti Renaissance de l’intégralité de ses demandes contre Marine Le Pen et le RN à propos du slogan « Pour la France, la renaissance » (poursuites pour parasitisme et contrefaçon de marque) : le mot, au sens courant, ne peut être monopolisé par un parti et le slogan ne crée pas de risque de confusion. Renaissance, condamné à verser 5 000 € à Marine Le Pen et 5 000 € au RN au titre des frais de justice, a annoncé faire appel.
Campagne : le bras de fer entre Marine Tondelier et Elon Musk #
Mise à jour du 7 août 2026. Dans une interview à Libération le 5 août, Marine Tondelier, candidate des Écologistes, a jugé nécessaire « de menacer des plateformes comme X d’une interdiction pendant les élections (…) en cas d’ingérences constatées en amont ». Le 6 août, Elon Musk a répondu sur X : « I demand that she be shut down for treason against France! » (« J’exige qu’on la fasse taire pour trahison envers la France ! », traduction AFP) ; deux heures plus tard, la candidate lui a adressé une lettre ouverte bilingue affirmant que « la démocratie n’est pas à vendre ». Aucune procédure d’interdiction n’est engagée : il s’agit d’une proposition de campagne. Chronologie complète, métriques et citations vérifiées sur les posts X originaux dans notre article : Marine Tondelier répond à Elon Musk : ce que les deux ont vraiment écrit.
4 août 2026 : Attal cible les installations illégales de gens du voyage #
Le 4 août 2026, lors d’un déplacement en Vendée, Gabriel Attal a fait de la lutte contre les installations illégales de gens du voyage un axe de sa campagne. Le candidat propose notamment une déclaration préalable renforcée « sur le modèle des manifestations », un registre national obligatoire dès vingt caravanes, la facturation des emplacements et des branchements sauvages, ainsi qu’un référé en 48 heures pour accélérer les évacuations. Des associations de gens du voyage, comme l’ADGVC 44, dénoncent une « instrumentalisation », et Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué le déplacement. Le détail des mesures et des réactions est à lire dans notre analyse des propositions de Gabriel Attal sur les gens du voyage.
Questions fréquentes #
Sources : service-public.gouv.fr (décret de convocation, calendrier), LCP (liste des candidats, 10 juillet 2026), Public Sénat, franceinfo et France 24 (arrêt d’appel du 7 juillet 2026 et candidatures), Toute l’Europe, Le JDD (recensement des déclarés et pressentis ; indiscrets du 26 juillet 2026 sur Xavier Bertrand ; entretien de David Lisnard mis en ligne le 8 août 2026, repris par CNews le 9 août), ICI – France Bleu et France 3 Corse (déplacement en Corse, 8 août 2026).
Plan de l'article
- Quand aura lieu l’élection ?
- Les candidats déclarés
- Les pressentis et les inconnues
- 10-11 août 2026 : François Bayrou propose une « grande primaire », Olivier Faure la refuse
- 8-9 août 2026 : David Lisnard détaille sa ligne dans le JDD et en Corse
- Rapports de force : ce que dit le baromètre de fin juillet
- Campagne : le bras de fer entre Marine Tondelier et Elon Musk
- 4 août 2026 : Attal cible les installations illégales de gens du voyage
- Questions fréquentes