Cette page est mise à jour au fil des déclarations de candidature et du calendrier officiel.
L’élection présidentielle de 2027 se tiendra le dimanche 18 avril (premier tour) et le dimanche 2 mai 2027 (second tour), des dates confirmées par le gouvernement le 1er juillet 2026. Emmanuel Macron, dont le second mandat s’achève, ne peut pas se représenter : l’article 6 de la Constitution interdit d’exercer plus de deux mandats consécutifs. Fin août 2026, une quinzaine de candidatures sont officialisées — la dernière en date étant celle de Raphaël Glucksmann, le 23 août — — un nombre inhabituellement élevé à huit mois du scrutin —, tandis que plusieurs personnalités de tous les bords restent en réflexion. Des responsables politiques non candidats annoncent par ailleurs leur soutien à l’un des candidats déclarés.
Quand aura lieu l’élection ? #
Le premier tour est fixé au dimanche 18 avril 2027 et le second tour au dimanche 2 mai 2027. Le gouvernement a confirmé ce calendrier le 1er juillet 2026, et les dates sont formalisées par le décret de convocation des électeurs, pris en Conseil des ministres au moins dix semaines avant le premier tour (service-public.gouv.fr).
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Ce calendrier découle de l’article 7 de la Constitution : l’élection du nouveau président doit avoir lieu entre vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus avant l’expiration des pouvoirs du président en exercice, soit le 14 mai 2027 pour Emmanuel Macron. Les bureaux de vote ouvriront à 8 h et fermeront à 19 h, avec des dérogations possibles jusqu’à 20 h dans les grandes villes.
Avant le scrutin, chaque candidat devra réunir 500 parrainages d’élus issus d’au moins trente départements ou collectivités différents, sans qu’un même département puisse fournir plus d’un dixième des signatures. Le Conseil constitutionnel arrêtera la liste officielle des candidats après vérification de ces parrainages, dans les semaines précédant le premier tour.
Les candidats déclarés #
Au 12 juillet 2026, la presse recense une quinzaine de candidatures officialisées (LCP, 10 juillet 2026 ; Public Sénat), présentées ici de la gauche vers la droite de l’échiquier politique. Cette liste ne préjuge pas de la capacité de chacun à réunir les 500 parrainages.
Extrême gauche
Gauche et écologistes
Centre et droite
14 août 2026 : Willy Sagnol annoncé au campus d’été de David Lisnard
Nouvelle Énergie a annoncé la présence de l’ancien international français Willy Sagnol, sélectionneur de la Géorgie depuis février 2021, à son campus d’été « La Gagne », les 29 et 30 août 2026 à Cannes (Campus Georges Méliès le samedi, discours de rentrée le soir à la butte de Saint-Cassien, seconde matinée le dimanche). Point de vocabulaire, car les formulations divergent : le mouvement écrit seulement qu’il « sera présent », CNews parle d’une invitation à laquelle il a « répondu favorablement ». Aucun ralliement ni aucune adhésion n’a été annoncé, et Sagnol ne s’est pas exprimé de première main à la date de cette mise à jour.
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À noter, et c’est une échéance que le calendrier de 2027 fait souvent oublier : la présidence de l’AMF est remise en jeu en novembre 2026, l’association ayant lancé l’appel à candidatures pour le renouvellement de ses instances. David Lisnard, élu à sa tête le 22 novembre 2023 pour trois ans, a donc un rendez-vous électoral interne environ six mois avant le premier tour de la présidentielle.
Droite nationale et extrême droite
Les pressentis et les inconnues #
Emmanuel Macron ne peut pas se représenter. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, l’article 6 de la Constitution dispose que « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». Élu en 2017 et réélu en 2022, le chef de l’État est le premier président concerné par cette limitation : la présidentielle 2027 se jouera donc sans président sortant, une première depuis 2017.
La situation judiciaire de Marine Le Pen reste un paramètre du scrutin. Le 7 juillet 2026, la cour d’appel de Paris l’a condamnée, dans l’affaire des assistants parlementaires européens, à trois ans de prison dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique, 100 000 euros d’amende et 45 mois d’inéligibilité dont 30 avec sursis. La part ferme de l’inéligibilité, exécutée par anticipation depuis le jugement de première instance de mars 2025, a expiré le 30 juin 2026 : elle est donc, en l’état, éligible en 2027 (franceinfo, Toute l’Europe). Elle a annoncé un pourvoi en cassation, et la Cour de cassation a indiqué vouloir statuer avant le premier tour.
Dernier développement : le 15 juillet 2026, Elon Musk a publiquement apporté son soutien à Marine Le Pen, qualifiée de « dernier espoir de la France » dans un message publié sur X et vu plus de 6,6 millions de fois en 24 heures. Le député LFI Antoine Léaument a dénoncé une « ingérence étrangère » (LCP). Le 16 juillet, le porte-parole du Rassemblement national Laurent Jacobelli a repris la formule à son compte (« c’est vrai, Marine Le Pen est le dernier espoir de la France »), tandis que le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et l’ancien commissaire européen Thierry Breton ont critiqué cette prise de position, ce dernier évoquant une « saison des ingérences » (franceinfo). Lire notre article sur le soutien d’Elon Musk.
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À gauche, plusieurs scénarios restent ouverts. Le Parti socialiste a tranché le 9 juillet 2026 le format de sa primaire : ses militants ont voté à 55,5 % pour une primaire fermée, réservée aux adhérents des organisations du « pôle socialiste » (Place publique et La Convention invitées), contre l’option ouverte que défendait Olivier Faure (LCP, franceinfo). Le scrutin se tiendra en deux tours, les 9-10 octobre et les 16-17 octobre 2026, les candidatures devant être déposées entre le 1er et le 15 septembre (LCP). Cinq candidatures à cette primaire sont déclarées au 31 août : Philippe Brun (30 juin), Ségolène Royal (10 juillet), Raphaël Glucksmann (Place publique, 23 août — candidat à la présidentielle, il passera par cette primaire : La Croix, La Dépêche), Olivier Faure, premier secrétaire du PS, qui a officialisé le 30 août sa candidature à la primaire au « 20 Heures » de TF1 (franceinfo/AFP, Public Sénat — voir la mise à jour détaillée plus bas), et Jérôme Guedj, candidat déclaré à la présidentielle depuis février, qui a confirmé le même jour sa participation (La Tribune Dimanche, franceinfo). Bernard Cazeneuve et Fabien Roussel restent par ailleurs cités, sans annonce de leur part à ce jour (LCP) ; Boris Vallaud a renoncé et soutient Raphaël Glucksmann depuis le 27 août. François Hollande, qui refuse la primaire, a redit le 29 août à Sens qu’il donnerait sa réponse en décembre (voir plus bas). Le PS ne participera pas à la primaire unitaire du 11 octobre portée par les Écologistes et Debout !, et Clémentine Autain a retiré le 11 juillet sa candidature, ne souhaitant pas « ajouter une candidature de plus à gauche » (franceinfo). Lire notre article complet sur la primaire socialiste 2026 : candidats, calendrier et règles.
Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, « réfléchit toujours » à une candidature en 2027, d’après les indiscrets du JDD publiés le 26 juillet 2026. Présenté début 2026 comme candidat confirmé par plusieurs médias, il n’a pas officialisé de candidature à ce jour. Selon l’hebdomadaire, il accélérerait néanmoins sa préparation : une quinzaine de déplacements seraient programmés cet été, et sa rentrée politique se tiendrait la semaine du 17 août en Corrèze, lors d’une réunion publique d’environ 300 personnes organisée avec Pascal Coste, président du conseil départemental de la Corrèze. Toujours selon le JDD, il passerait également un moment privé auprès de la famille de Jacques Chirac.
À droite et au centre, Gérald Darmanin, actuel garde des Sceaux, Bruno Le Maire — qui a évoqué une décision « en octobre » —, Élisabeth Borne, Dominique de Villepin ou encore Michel Barnier figurent parmi les personnalités citées comme possibles candidats (LCP, Le JDD). À l’extrême droite, Éric Zemmour (Reconquête) ne s’est pas officiellement déclaré, et Jordan Bardella demeure le candidat de recours du Rassemblement national si la situation judiciaire de Marine Le Pen évoluait (LCP, Public Sénat).
Mise à jour du 14 septembre 2026 : à l’université d’été de Reconquête au Port-Marly (Yvelines), le 13 septembre, Éric Zemmour n’a pas déclaré sa candidature ; selon Europe 1, il se donne jusqu’à décembre pour se prononcer, et le rôle de Sarah Knafo — eurodéputée et vice-présidente du parti, dont le livre « Le Casse du siècle » (Fayard) était n°1 des ventes début septembre selon Edistat — n’est pas encore officialisé pour la campagne. Notre compte rendu : la rentrée de Reconquête à Port-Marly.
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Dernier point de repère : la presse dénombre au total près de 35 candidatures déclarées ou envisagées (Le JDD), un chiffre très supérieur aux scrutins précédents (12 candidats officiels en 2022, 11 en 2017). Le filtre des 500 parrainages réduira mécaniquement cette liste d’ici mars 2027.
2 octobre 2026 : cinq candidats au débat de la primaire sociale-démocrate, Gérard Larcher réélu au Sénat #
Mise à jour du 2 octobre 2026. Cinq candidats restent en lice pour la primaire organisée par le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste : Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel. Philippe Brun, suspendu du PS le 16 septembre « en raison d’accusations de violence », qu’il conteste, et Fabien Verdier, faute de parrainages suffisants, ont été écartés (LCP, Le Monde, France 24). Les cinq candidats ont débattu le jeudi 1er octobre sur France 2 et France Inter, après un premier débat le 23 septembre sur LCI ; les échanges ont surtout porté sur le rapport à La France insoumise, Gaza et l’Ukraine (franceinfo, Le Parisien, Public Sénat). Le vote a lieu les 9-10 et 16-17 octobre. Notre guide détaillé : primaire socialiste 2026, candidats, débats et calendrier.
Le même jour, Gérard Larcher (LR) a été réélu président du Sénat dès le premier tour, avec 203 voix sur 302 suffrages exprimés, face à Patrick Kanner (60 voix), Cécile Cukierman (22) et Mélanie Vogel (17) ; il préside la chambre haute sans interruption depuis 2014, pour un mandat qui court jusqu’en 2029 (Public Sénat, Europe 1). Le Monde souligne qu’il se dit prêt à activer le « verrou » constitutionnel du Sénat en cas de victoire du RN en 2027.
1er octobre 2026 : Christine Lagarde écarte une candidature, Edwige Diaz chargée des parrainages de Marine Le Pen #
Mise à jour du 1er octobre 2026. Christine Lagarde ne sera pas candidate à l’élection présidentielle de 2027. Dans un entretien au quotidien La Croix publié le mercredi 30 septembre, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), dont le nom revenait régulièrement dans les spéculations sur un recours pour le bloc central, a jugé qu’une candidature ne serait « pas du tout une bonne idée ». Elle a invoqué la question de l’énergie qu’exige une campagne, le sacrifice qu’implique ce type d’engagement, et son âge, 70 ans. Elle n’exclut pas de quitter la BCE quelques mois avant la fin de son mandat, prévue fin octobre 2027, mais pas pour entrer dans la course. Elle avait déjà démenti toute candidature auprès d’Euronews le 9 juillet (franceinfo, BFMTV, 20 Minutes, Euronews).
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Au Rassemblement national, Edwige Diaz, sénatrice de la Gironde et présidente du nouveau groupe RN au Sénat, a été nommée responsable des parrainages de la campagne de Marine Le Pen, selon le communiqué du directeur de campagne Julien Sanchez publié le 30 septembre, repris par Sud Ouest. Rappel de la règle : chaque candidat doit réunir 500 signatures d’élus issues d’au moins trente départements ou collectivités, le Conseil constitutionnel arrêtant la liste officielle quelques semaines avant le premier tour du 18 avril 2027.
27 septembre 2026 : Bruno Retailleau réélu sénateur de la Vendée #
Candidat de LR à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau a été réélu sénateur le dimanche 27 septembre 2026 : sa liste a recueilli 62,48 % des voix (1 134 voix) et remporte les trois sièges de la Vendée, aux côtés d’Annick Billon et de Maxence de Rugy. Le troisième siège s’est joué à une voix face au candidat socialiste Stéphane Ibarra. Sénateur de ce département depuis 2004, il conserve ainsi son mandat parlementaire pendant la campagne (sources : Europe 1, ici Pays de la Loire).
22 septembre 2026 : Matthieu Pigasse « ne ferme aucune porte » à une candidature #
Mise à jour du 22 septembre 2026. Invité de France Inter ce mardi matin, le banquier d’affaires Matthieu Pigasse, président du groupe Combat (Radio Nova, Les Inrockuptibles), a déclaré : « Je ne renonce pas à la bataille politique. » N’ayant pas pris part à la primaire social-démocrate — réservée aux adhérents du pôle socialiste, candidatures closes le 15 septembre —, il affirme ne fermer « aucune porte » en vue de 2027 et vouloir « être utile » pour mener « un combat contre l’extrême droite » et « œuvrer pour l’union de la gauche » (franceinfo, 22 septembre, 8h26). Il n’est donc pas candidat déclaré : il reste dans la colonne des pressentis.
Cette prise de parole intervient une semaine après les révélations du Canard enchaîné (16 septembre) sur ses vacances estivales dans une villa d’une île privée des Caraïbes, chiffrées à environ 430 000 euros par plusieurs médias (La Dépêche, 20 Minutes, Marianne), et au lendemain du lancement, avec le président (PS) du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel, de « Populaire », une série de cinq spectacles historiques gratuits dont le groupe Combat assure la communication — notre article détaillé sur le programme 2027-2028.
8 septembre 2026 : David Lisnard revendique 500 promesses de parrainage #
Mise à jour du 8 septembre 2026. Le maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie, candidat déclaré, a annoncé le 2 septembre, lors de la Foire de Châlons-en-Champagne, avoir réuni 500 promesses de parrainage d’élus — soit le nombre requis pour concourir au premier tour (Le JDD, RCF Nice Côte d’Azur, Cannes Radio). Il s’agit de promesses, pas de parrainages officiels : les élus concernés devront confirmer leur choix auprès du Conseil constitutionnel lors de la période officielle de collecte, début 2027. Selon Le JDD, ces engagements émanent notamment de parlementaires, de maires et de conseillers départementaux ou régionaux.
David Lisnard, crédité de 3 % à 3,5 % d’intentions de vote au premier tour dans l’enquête Elabe de fin août (voir plus bas), continue par ailleurs de plaider pour une primaire ouverte de la droite et du centre. Son mouvement poursuit sa tournée de rentrée, avec une étape annoncée à Toulouse ce 8 septembre (agenda de Nouvelle Énergie).
7 septembre 2026 : la place de Marion Maréchal dans la campagne, tensions rapportées et démenties au RN #
Mise à jour du 7 septembre 2026. Marion Maréchal n’est ni candidate déclarée ni candidate pressentie à la présidentielle de 2027 : les articles publiés depuis le 4 septembre portent sur la place que Marine Le Pen souhaiterait lui donner dans sa campagne. Selon Libération (4 septembre), la candidate du RN aurait proposé que sa nièce prenne la parole aux journées parlementaires du parti, le samedi 12 septembre au Touquet ; toujours selon le quotidien, Jordan Bardella aurait quitté le bureau exécutif du 31 août en lançant « C’est elle ou moi ». Il s’agit d’un propos rapporté par la presse, que l’intéressé dément : interrogé le 5 septembre lors d’un déplacement en Italie, il a assuré soutenir Marine Le Pen « à 2 000 % » (propos rapportés par BFMTV), et le porte-parole du RN Philippe Ballard a décrit le 7 septembre sur RMC « un duo formidable qui fonctionne merveilleusement bien ». Marine Le Pen n’a pas réagi publiquement à ce stade.
Le même week-end, Jordan Bardella a signé le 4 septembre, au congrès de Reform UK, un protocole d’accord migratoire symbolique et non contraignant avec Nigel Farage, critiqué de Jean-Luc Mélenchon à Gabriel Attal (franceinfo, RMC). Chronologie complète, verbatims et statut de chaque citation dans notre article : tensions au RN autour de Marion Maréchal : faits, démentis et accord Bardella-Farage. Prochains rendez-vous publics : journées parlementaires au Touquet le samedi 12 septembre, rentrée de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont le dimanche 13 septembre, en présence de Jordan Bardella.
5 septembre 2026 : sondage Ipsos bva-CESI pour Le Parisien, Marine Le Pen créditée de 34 % à 36 % #
Mise à jour du 6 septembre 2026. Ipsos bva-CESI École d’ingénieurs a publié le 5 septembre 2026 une nouvelle enquête d’intentions de vote réalisée pour Le Parisien : terrain du 31 août au 2 septembre 2026, auprès de 1 500 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatives de la population française de 18 ans et plus, selon six hypothèses de premier tour (notice n° 10250 déposée à la Commission des sondages le 5 septembre). C’est l’enquête d’intentions de vote la plus récente à ce jour ; elle succède à la vague Elabe des 26-28 août détaillée plus bas. Un sondage se date par son terrain : celui-ci a été mené après l’annonce de la candidature d’Olivier Faure à la primaire socialiste (30 août).
Premier tour (selon les configurations) : Marine Le Pen recueillerait entre 34 % et 36 % des intentions de vote dans l’ensemble des hypothèses testées, « un niveau largement supérieur à celui de tous ses concurrents » selon Ipsos, qui souligne que plus de 90 % de son électorat de 2022 se reporterait à nouveau sur elle. Derrière elle, Édouard Philippe serait la personnalité la mieux placée du bloc central : 14,5 % à 16,5 % s’il était en concurrence avec Gabriel Attal (crédité alors de 7,5 % à 8,5 %), et 19 % à 22,5 % — en deuxième position — s’il était le seul candidat de son camp ; dans cette même configuration, Gabriel Attal n’obtiendrait que 14 % à 15,5 % et serait devancé par Jean-Luc Mélenchon. Si les deux anciens Premiers ministres maintenaient chacun leur candidature, la qualification pour le second tour serait, selon l’institut, très disputée avec le candidat de La France insoumise.
À gauche, Jean-Luc Mélenchon recueillerait entre 15 % et 17 %, en progression de 2 points depuis mai dans les hypothèses comparables, sans toutefois reconstituer son socle de 2022. Raphaël Glucksmann, malgré l’officialisation de sa candidature, est crédité de 11,5 % à 14 %, « à peine mieux qu’en mai dernier » selon Ipsos, et Olivier Faure de 4,5 % à 5,5 %. À droite, Bruno Retailleau recueillerait entre 6 % et 10 %, en repli par rapport au mois de mai. Sur l’image, aucun candidat ne rassure une majorité de Français : Marine Le Pen obtient le meilleur score (elle rassure 40 %, devant Édouard Philippe à 36 %) tout en inquiétant « beaucoup » 48 % des personnes interrogées ; Jean-Luc Mélenchon inquiète « beaucoup » 71 % des Français, la proportion la plus élevée.
Lecture : contrairement à la vague Elabe du 29 août, Ipsos ne publie pas d’hypothèse de second tour dans cette enquête ; aucun duel ne peut donc en être déduit. À plus de sept mois du scrutin, ces intentions de vote mesurent un rapport de force à la date du terrain, avec des listes de candidats encore incertaines. Sources : ipsos.com, 5 septembre 2026 ; Le Parisien ; notice n° 10250, Commission des sondages.
1er septembre 2026 : Jean-Marc Jancovici lance « Un Commun Accord », une assemblée citoyenne pour peser sur la campagne #
Jean-Marc Jancovici, ingénieur et président du think tank The Shift Project, a lancé « Un Commun Accord », présentée comme la première assemblée citoyenne organisée en France pendant une campagne présidentielle, indépendamment des pouvoirs publics. Annoncée le 26 août 2026, l’initiative réunit 150 citoyens tirés au sort par l’institut Toluna Harris Interactive (environ 200 000 numéros de téléphone composés en juillet-août), représentatifs de la société française. Ils travailleront six week-ends au Cnam, à Paris, du 19-20 septembre 2026 à février 2027, pour dégager des points de consensus sur les grands dilemmes climat-économie-pouvoir d’achat. Les conclusions, attendues en février 2027, visent à nourrir le débat présidentiel — l’initiative, non partisane, ne soutient aucun candidat et ne décidera pas à leur place (uncommunaccord.fr, Carenews).
Le financement est participatif : environ 3 millions d’euros de budget, aux deux tiers par des dons de particuliers, avec plus de 123 000 soutiens collectés sur Ulule au 1er septembre pour un objectif initial de 10 000. Parmi les soutiens publics : le physicien Alain Aspect (prix Nobel 2022), Yasmine Belkaid (Institut Pasteur) ou Thierry Lhermitte. Notre décryptage complet : comment fonctionne l’assemblée citoyenne d’Un Commun Accord.
31 août 2026 : Hervé Morin et plus de 200 élus réclament une « primaire ouverte » de la droite et du centre #
Hervé Morin, président des Centristes et de la région Normandie, a publié le 26 août 2026 dans Le Figaro une tribune appelant à organiser une « primaire de la droite et du centre, ouverte à tous les Français » pour désigner un candidat unique en 2027. Le texte est signé par plus de 200 élus de droite et du centre — parmi lesquels l’ancienne ministre Les Républicains Véronique Louwagie, les sénateurs LR Étienne Blanc et Pascale Allizard ou le maire LR de La Baule Franck Louvrier — et s’accompagne d’une pétition. Les signataires alertent : l’offre politique actuelle « nous mène inéluctablement à la dispersion au premier tour et à la disparition au second » (Le Figaro, Le Télégramme, 26 août).
Invité de franceinfo le 28 août, Hervé Morin a défendu ce dispositif comme « la seule solution », en précisant deux limites : Reconquête n’en ferait « probablement » pas partie, et des conditions de forme (parrainages d’élus, « 100, 200 ou 300 ») écarteraient les candidatures fantaisistes (franceinfo). Ce lundi 31 août, sur CNEWS, il a haussé le ton : « Celui qui refusera de participer à une primaire de la droite et du centre portera une immense responsabilité », évoquant aussi « un sentiment de déclassement extrêmement profond dans notre pays » (CNEWS).
Cet appel s’ajoute à la « grande primaire » proposée par François Bayrou le 10 août et à la position de David Lisnard, favorable à une primaire élargie (voir plus bas). Aucun des principaux intéressés — Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Gabriel Attal — n’y a répondu favorablement à ce stade : Édouard Philippe est déjà candidat déclaré et n’a pas annoncé qu’il se soumettrait à une primaire. Cette page sera mise à jour si l’un d’eux prend position.
30 août 2026 : Olivier Faure officialise sa candidature à la primaire au « 20 Heures » de TF1 #
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste depuis 2018, a officialisé le dimanche 30 août 2026, au « 20 Heures » de TF1, sa candidature à la primaire organisée en octobre par le PS et Place publique, quelques heures après avoir fait part de ses intentions aux députés de son groupe. « Je veux porter une France plus juste », a-t-il déclaré, disant vouloir « tout reconstruire, tout rebâtir, tout réparer » (franceinfo/AFP, Public Sénat).
Point de vocabulaire, car certains titres de presse raccourcissent : il s’agit d’une candidature à la primaire fermée du « pôle socialiste » (voir plus haut), prévue les 9-10 octobre (premier tour) et 16-17 octobre 2026 (second tour), dont le vainqueur portera ensuite une candidature à la présidentielle — pas d’une candidature présidentielle autonome. Ce scrutin ne se confond ni avec la « grande primaire » proposée par François Bayrou le 10 août, qu’Olivier Faure avait lui-même écartée (voir plus bas), ni avec la primaire ouverte de la droite et du centre réclamée par Hervé Morin (ci-dessus).
Avec cette annonce, et la confirmation le même jour par Jérôme Guedj de sa participation, donnée à La Tribune Dimanche, cinq candidatures à cette primaire sont déclarées : Philippe Brun, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj et Olivier Faure. Emmanuel Maurel est en outre cité comme possible candidat, son parti, la Gauche républicaine et socialiste, ayant annoncé le 26 août sa participation au scrutin, sans officialisation de sa part à ce jour (franceinfo). Le dépôt des candidatures est ouvert du 1er au 15 septembre (LCP). Crédité de 3,5 % d’intentions de vote au premier tour dans le sondage Elabe du 29 août (détaillé ci-dessous), Olivier Faure a répondu que « rien ne se passe jamais comme prévu », en rappelant le surnom de « Monsieur 3 % » donné à François Hollande avant sa victoire de 2012 (franceinfo/AFP).
29 août 2026 : sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche, Marine Le Pen en tête, Glucksmann progresse, Mélenchon recule #
Mise à jour du 30 août 2026. Elabe a publié le samedi 29 août 2026 à 20 h une enquête d’intentions de vote « Les Français et l’élection présidentielle 2027 » pour BFMTV et La Tribune Dimanche. Fiche technique de la notice n° 10245 déposée à la Commission des sondages : 1 501 personnes interrogées, représentatives des résidents de France métropolitaine de 18 ans et plus, dont 1 378 inscrites sur les listes électorales, terrain du 26 au 28 août 2026. Six configurations de premier tour ont été testées dans un ordre aléatoire ; les intentions sont exprimées sur les inscrits ayant l’intention de se rendre aux urnes. À ne pas confondre avec l’Observatoire politique Elabe du 30 juillet (baromètre d’image, cité plus bas), ni avec la précédente vague d’intentions de vote Elabe des 9-10 juillet, à laquelle les évolutions ci-dessous se rapportent.
Premier tour (selon les configurations) : Marine Le Pen 34 % à 35,5 % ; Édouard Philippe 17 % à 20,5 % (stable en seconde position, 14,5 % s’il était opposé à Gabriel Attal) ; Jean-Luc Mélenchon 14 % à 14,5 % (-2 points dans la configuration Glucksmann + Philippe) ; Raphaël Glucksmann 11,5 % à 14 % (+1 point face à Philippe, +3 points face à Attal, « après l’annonce de sa candidature pour la primaire socialiste » selon Elabe) ; Gabriel Attal 12 % à 12,5 % (-1,5 point, 6,5 % si Philippe et lui maintenaient tous deux leur candidature) ; Bruno Retailleau 6 % à 7 % avec Philippe, 9 % à 9,5 % avec Attal (-1,5) ; François Hollande, testé à la place de Glucksmann, 7,5 % à 8 % (stable) ; François Ruffin 6 % ; Éric Zemmour 4 % à 4,5 % ; Marine Tondelier 3 % à 4 % ; Fabien Roussel 3 % à 4,5 % ; David Lisnard 3 % à 3,5 % ; Olivier Faure 3,5 % ; Nicolas Dupont-Aignan 2 % à 3 % ; Dominique de Villepin 2 % à 2,5 % ; Nathalie Arthaud 1,5 % à 2 %. Le « bloc d’extrême droite » à plus de 40 % mis en avant par La Tribune correspond à l’addition Le Pen + Zemmour + Dupont-Aignan (40 % à 43 % selon les configurations) ; Elabe ne publie pas ce total lui-même.
Second tour : Marine Le Pen l’emporterait dans les quatre duels testés — 69,5 % / 30,5 % face à Jean-Luc Mélenchon, 57 % / 43 % face à Raphaël Glucksmann, 57 % / 43 % face à Gabriel Attal et 52,5 % / 47,5 % face à Édouard Philippe, l’écart le plus serré. Dans un duel Mélenchon–Le Pen, Elabe note qu’un électeur PS sur deux et six électeurs du centre sur dix s’abstiendraient.
Intérêt pour la campagne : 71 % des Français se disent intéressés (32 % « très », 39 % « plutôt »), 29 % non ; c’était 68 % au même stade de la précédente présidentielle (mesure du 21 septembre 2021).
Lecture : la notice rappelle que pour 1 000 répondants, la marge d’erreur est de ± 3 points autour de 35 % et de ± 2,2 points autour de 15 % (niveau de confiance de 95 %) ; à huit mois du vote et avec des listes de candidats encore incertaines, les écarts entre Mélenchon, Glucksmann et Attal sont inférieurs à cette marge. Sources : elabe.fr, 29 août 2026 ; notice n° 10245, Commission des sondages ; reprises BFMTV, Le Figaro, La Tribune, Reuters.
29 août 2026 : débat François Hollande – Édouard Philippe à Sens, diffusé sur LCI #
Le samedi 29 août 2026, François Hollande et Édouard Philippe ont débattu à Sens (Yonne), lors de l’université de rentrée du Laboratoire de la République, le think tank de l’ancien ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, qui réunissait ce jour-là plusieurs personnalités du centre et des partis de gouvernement, dont le Premier ministre Sébastien Lecornu et Bernard Cazeneuve. L’échange, animé par le journaliste de LCI Darius Rochebin et diffusé par la chaîne, a duré environ une heure et quart à une heure et demie selon les comptes rendus, devant près de 800 personnes (Le Figaro). Les deux hommes s’étaient déjà confrontés en avril lors d’un débat organisé par le think tank Les Gracques (AFP).
Les statuts diffèrent : Édouard Philippe (Horizons) est candidat déclaré ; François Hollande ne l’est pas et a indiqué qu’il attendrait le mois de décembre pour donner sa réponse (AFP, L’Humanité). Les thèmes abordés ont été la dette et les finances publiques (accord sur la gravité du constat, désaccord sur le remède : hausse des prélèvements sur les plus fortunés pour l’ancien président, réduction de la dépense sociale pour le maire du Havre), les retraites, l’immigration (hubs de renvoi hors de l’Union européenne défendus par Édouard Philippe, refusés par François Hollande) et la primaire sociale-démocrate, que François Hollande refuse en la jugeant source de division. Sur le rassemblement, l’ancien président a plaidé l’union « sur l’essentiel » contre le RN et LFI ; Édouard Philippe s’est présenté comme un homme de droite voulant rassembler la droite et le centre et lui a reproché de ne pas avoir pratiqué cette rupture avec LFI lors des législatives de 2024 — « vous ne l’avez pas pratiquée », lui a-t-il lancé (Public Sénat, AFP). Le ton est resté cordial, relèvent L’Humanité et Public Sénat. Cette page ne désigne pas de « vainqueur » : il s’agit d’un débat de rentrée entre un candidat et un non-candidat, sans mesure d’audience ni sondage post-débat publiés à cette heure.
Sources : Public Sénat, L’Humanité, dépêche AFP reprise par La Provence, Le Figaro, Libération, TF1 Info (29 août 2026).
29 août 2026 : le RN toujours sans prêt bancaire pour sa campagne #
Le même jour, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a déclaré : « Au moment où je vous parle, aucune banque française n’a répondu favorablement » à la demande de prêt du parti pour financer la campagne de Marine Le Pen, ajoutant que le RN continuait à chercher un financement « en France ou en Europe » (Reuters, Le Parisien, 29 août 2026). Le Parisien rappelle que le parti avait déjà dû se tourner vers l’étranger en 2017 et 2022.
15 août 2026 : Éric Ciotti (UDR) annonce son soutien à Marine Le Pen #
Mise à jour du 16 août 2026.
Dans un entretien au Journal du dimanche mis en ligne le 15 août 2026, Éric Ciotti — maire de Nice et président de l’UDR (Union des droites pour la République) — déclare qu’il sera « engagé loyalement et fortement pour la victoire de Marine Le Pen ». Ses propos ont été repris le soir même par une dépêche AFP publiée par Le Figaro à 21 h 29, puis par Le Parisien.
Point de vocabulaire, parce que la confusion est fréquente : il ne s’agit pas d’une candidature. Éric Ciotti ne s’est pas déclaré candidat à la présidentielle de 2027 et ne figure donc pas dans la liste des candidats déclarés ci-dessus. Il annonce un soutien à une candidate déjà déclarée, dans le prolongement de l’accord conclu avec le Rassemblement national en juin 2024.
Une divergence est laissée ouverte, et il la reconnaît lui-même : les retraites. Selon la même dépêche, il défend un report de l’âge de départ — il avait soutenu le relèvement à 64 ans de la réforme du 14 avril 2023 — ainsi que l’ajout d’un « étage de capitalisation », quand Marine Le Pen défendait encore avant l’été un retour à 62 ans, voire 60 ans pour les carrières longues, et une capitalisation seulement « volontaire ». Il dit « espérer une évolution » du RN sur ce point ; aucune modification du programme n’a été annoncée à ce jour.
Les titres diffèrent également d’une rédaction à l’autre : le JDD a retenu « Je serai engagé fortement pour la victoire de Marine Le Pen », l’AFP « engagé loyalement et fortement », et Le Parisien qu’il « se dit prêt à participer loyalement » à la campagne.
Chronologie de l’UDR depuis 2024, chiffres des municipales à Nice et détail des deux positions sur les retraites dans notre article : Éric Ciotti (UDR) et 2027 : ce qu’il a déclaré sur Marine Le Pen et les retraites.
10-11 août 2026 : François Bayrou propose une « grande primaire », Olivier Faure la refuse #
Le 10 août 2026, François Bayrou a proposé l’organisation d’une « grande primaire » rassemblant les forces qui rejettent les extrêmes, sur un périmètre qui irait, selon lui, du Parti socialiste jusqu’aux gaullistes. L’objectif qu’il met en avant est d’éviter un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en 2027 (Le Monde, 20 Minutes).
Olivier Faure a écarté la proposition dès le 10 août, refus confirmé le 11 août par plusieurs rédactions (BFM, Midi Libre, Dernières Nouvelles d’Alsace, Le HuffPost). L’accueil a été défavorable au-delà du seul PS : selon franceinfo et Libération, l’initiative s’est heurtée à un refus large, y compris à droite où l’inclusion des socialistes a été contestée, sans accord sur la liste même des participants.
Cette proposition ne se substitue pas aux scrutins déjà programmés : le Parti socialiste organise sa propre primaire, fermée, en octobre 2026. Le détail des deux dispositifs, leurs périmètres et leurs corps électoraux respectifs sont comparés dans notre page sur la primaire socialiste 2026.
8-9 août 2026 : David Lisnard détaille sa ligne dans le JDD et en Corse #
Mise à jour du 9 août 2026. Dans un entretien au JDD mis en ligne le 8 août au soir, David Lisnard — maire de Cannes, président de l’Association des maires de France et candidat de son parti Nouvelle Énergie — déclare : « le modèle d’État-providence est mort, et il est devenu un aspirateur à pauvreté, donc à immigration ». Il y résume ainsi son positionnement : « Ma vie, c’est le pays réel, et je veux être le candidat du pays réel », et dénonce « un pouvoir qui se gargarise d’annonces martiales que rien ne suit ». Le candidat se dit par ailleurs favorable à une primaire élargie à droite (Le JDD, LCP). Ses propos ont été repris le 9 août par CNews.
La veille, samedi 8 août, il était en déplacement en Corse, à la foire de Baracci à Olmeto, où il a présenté son projet pour les collectivités : leur confier le pouvoir réglementaire d’application des lois, sous le contrôle de l’État. « Je ne suis pas là pour flatter quiconque », a-t-il déclaré selon ICI (France Bleu), qui rapporte qu’il dit ne pas vouloir « flatter la corsitude ». Le déplacement a également été couvert par France 3 Corse.
Rapports de force : ce que dit le baromètre de fin juillet #
Mise à jour du 31 juillet 2026. La vague d’août de l’Observatoire politique Elabe pour Les Échos place Jordan Bardella (36 %, -2) et Marine Le Pen (34 %, -4) en tête de la bonne image des personnalités politiques — un recul que l’institut relie, pour la candidate RN, à sa condamnation en appel du 7 juillet. Fait nouveau au centre : Édouard Philippe (-4) et Gabriel Attal (-2) sont désormais à égalité à 30 %, et un seul point les sépare auprès des électeurs d’Emmanuel Macron de 2022 (66 % contre 65 %). Ce baromètre mesure l’image, pas des intentions de vote — analyse détaillée et tableau complet dans notre article : sondage présidentielle 2027 : Philippe et Attal au coude-à-coude.
Sur le terrain judiciaire, le tribunal judiciaire de Paris a débouté jeudi 30 juillet le parti Renaissance de l’intégralité de ses demandes contre Marine Le Pen et le RN à propos du slogan « Pour la France, la renaissance » (poursuites pour parasitisme et contrefaçon de marque) : le mot, au sens courant, ne peut être monopolisé par un parti et le slogan ne crée pas de risque de confusion. Renaissance, condamné à verser 5 000 € à Marine Le Pen et 5 000 € au RN au titre des frais de justice, a annoncé faire appel.
Sondages : où en sont les intentions de vote au 6 septembre 2026 #
Mise à jour du 6 septembre 2026. L’enquête d’intentions de vote la plus récente est désormais celle d’Ipsos bva-CESI École d’ingénieurs pour Le Parisien, publiée le 5 septembre 2026 (terrain du 31 août au 2 septembre, 1 500 inscrits, six hypothèses de premier tour, notice n° 10250) : Marine Le Pen y recueillerait entre 34 % et 36 % selon les configurations — voir le détail complet en haut de page. Elle confirme la hiérarchie mesurée par Elabe fin août, avec un ordre de grandeur comparable pour la candidate du RN (34 % à 35,5 % chez Elabe).
Mise à jour du 30 août 2026. La trêve estivale est terminée : le registre de la Commission des sondages recense quatre nouvelles enquêtes présidentielles déposées depuis le 24 août — Toluna Harris Interactive pour RTL (n° 10239, 24 août), Ifop (baromètre d’intentions de vote, n° 10242, 26 août), Toluna Harris Interactive « suivi du potentiel électoral » vague 8 (n° 10240, 26 août) et Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche (n° 10245, 29 août, détaillée ci-dessus). L’état des lieux qui suit, arrêté au 17 août, est conservé pour mémoire.
Au 17 août 2026. Au registre public de la Commission des sondages, aucune enquête d’intentions de vote pour 2027 n’a de date de terrain postérieure au 10 juillet 2026. Les cinq dernières ont toutes été réalisées dans les jours suivant la déclaration de candidature de Marine Le Pen du 7 juillet : Ifop pour LCI et Le Figaro (terrain du 7 au 8 juillet, 984 inscrits sur les listes électorales), Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL (7 au 8 juillet, 1 592 inscrits), OpinionWay pour Les Échos et Radio Classique (8 au 9 juillet, 963 inscrits), Verian pour L’Hémicycle (8 au 10 juillet, 987 inscrits) et Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche (9 au 10 juillet, 1 503 personnes dont 1 390 inscrites).
Les deux seules notices déposées en août 2026 portent sur des baromètres de personnalités, pas sur des intentions de vote : YouGov pour Le HuffPost (terrain du 3 au 5 août 2026) et Cluster17 pour Le Point (1 601 personnes, terrain du 27 au 28 juillet 2026). Une image positive, une cote de confiance et une intention de vote sont trois mesures distinctes, et un sondage se date par son terrain, pas par la date de l’article qui le commente.
Mode d’emploi complet — hypothèses de candidature testées, marges d’erreur, part de blancs, nuls et abstentionnistes retirée du calcul, rôle de la Commission des sondages : sondages présidentielle 2027 : comment lire les intentions de vote.
Campagne : le bras de fer entre Marine Tondelier et Elon Musk #
Mise à jour du 7 août 2026. Dans une interview à Libération le 5 août, Marine Tondelier, candidate des Écologistes, a jugé nécessaire « de menacer des plateformes comme X d’une interdiction pendant les élections (…) en cas d’ingérences constatées en amont ». Le 6 août, Elon Musk a répondu sur X : « I demand that she be shut down for treason against France! » (« J’exige qu’on la fasse taire pour trahison envers la France ! », traduction AFP) ; deux heures plus tard, la candidate lui a adressé une lettre ouverte bilingue affirmant que « la démocratie n’est pas à vendre ». Aucune procédure d’interdiction n’est engagée : il s’agit d’une proposition de campagne. Chronologie complète, métriques et citations vérifiées sur les posts X originaux dans notre article : Marine Tondelier répond à Elon Musk : ce que les deux ont vraiment écrit.
4 août 2026 : Attal cible les installations illégales de gens du voyage #
Le 4 août 2026, lors d’un déplacement en Vendée, Gabriel Attal a fait de la lutte contre les installations illégales de gens du voyage un axe de sa campagne. Le candidat propose notamment une déclaration préalable renforcée « sur le modèle des manifestations », un registre national obligatoire dès vingt caravanes, la facturation des emplacements et des branchements sauvages, ainsi qu’un référé en 48 heures pour accélérer les évacuations. Des associations de gens du voyage, comme l’ADGVC 44, dénoncent une « instrumentalisation », et Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué le déplacement. Le détail des mesures et des réactions est à lire dans notre analyse des propositions de Gabriel Attal sur les gens du voyage.
Questions fréquentes #
Sources : service-public.gouv.fr (décret de convocation, calendrier), LCP (liste des candidats, 10 juillet 2026), Public Sénat, franceinfo et France 24 (arrêt d’appel du 7 juillet 2026 et candidatures), Toute l’Europe, Le JDD (recensement des déclarés et pressentis ; indiscrets du 26 juillet 2026 sur Xavier Bertrand ; entretien de David Lisnard mis en ligne le 8 août 2026, repris par CNews le 9 août), ICI – France Bleu et France 3 Corse (déplacement en Corse, 8 août 2026) ; Le JDD (entretien d’Éric Ciotti du 15 août 2026), dépêche AFP reprise par Le Figaro le 15 août 2026 et Le Parisien ; notices techniques déposées à la Commission des sondages (n° 10222 Ifop, n° 10223 Toluna Harris Interactive, n° 10224 OpinionWay, n° 10225 Verian, n° 10226 Elabe, n° 10237 Cluster17, n° 10238 YouGov), consultées le 17 août 2026 ; elabe.fr et notice n° 10245 (Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche, terrain 26-28 août 2026), registre de la Commission des sondages consulté le 30 août 2026 (n° 10239, 10240, 10242) ; La Croix, La Dépêche et Le Monde (candidature de Raphaël Glucksmann, 23 août 2026) ; Public Sénat, L’Humanité, AFP/La Provence, Le Figaro (débat de Sens, 29 août 2026) ; Reuters et Le Parisien (déclaration de Jordan Bardella sur le prêt bancaire, 29 août 2026) ; franceinfo/AFP et Public Sénat (candidature d’Olivier Faure à la primaire, annoncée le 30 août 2026 au « 20 Heures » de TF1), franceinfo et LCP (candidats déclarés et calendrier de la primaire, mis à jour les 30-31 août 2026), La Tribune Dimanche via franceinfo (participation de Jérôme Guedj, 30 août 2026) ; ipsos.com et Le Parisien (enquête Ipsos bva-CESI École d’ingénieurs, terrain du 31 août au 2 septembre 2026, publiée le 5 septembre 2026), notice n° 10250 consultée au registre de la Commission des sondages le 6 septembre 2026 ; Le JDD, RCF Nice Côte d’Azur et Cannes Radio (500 promesses de parrainage annoncées par David Lisnard le 2 septembre 2026 à la Foire de Châlons-en-Champagne) ; agenda de Nouvelle Énergie consulté le 8 septembre 2026.
Plan de l'article
- Quand aura lieu l’élection ?
- Les candidats déclarés
- Les pressentis et les inconnues
- 2 octobre 2026 : cinq candidats au débat de la primaire sociale-démocrate, Gérard Larcher réélu au Sénat
- 1er octobre 2026 : Christine Lagarde écarte une candidature, Edwige Diaz chargée des parrainages de Marine Le Pen
- 27 septembre 2026 : Bruno Retailleau réélu sénateur de la Vendée
- 22 septembre 2026 : Matthieu Pigasse « ne ferme aucune porte » à une candidature
- 8 septembre 2026 : David Lisnard revendique 500 promesses de parrainage
- 7 septembre 2026 : la place de Marion Maréchal dans la campagne, tensions rapportées et démenties au RN
- 5 septembre 2026 : sondage Ipsos bva-CESI pour Le Parisien, Marine Le Pen créditée de 34 % à 36 %
- 1er septembre 2026 : Jean-Marc Jancovici lance « Un Commun Accord », une assemblée citoyenne pour peser sur la campagne
- 31 août 2026 : Hervé Morin et plus de 200 élus réclament une « primaire ouverte » de la droite et du centre
- 30 août 2026 : Olivier Faure officialise sa candidature à la primaire au « 20 Heures » de TF1
- 29 août 2026 : sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche, Marine Le Pen en tête, Glucksmann progresse, Mélenchon recule
- 29 août 2026 : débat François Hollande – Édouard Philippe à Sens, diffusé sur LCI
- 29 août 2026 : le RN toujours sans prêt bancaire pour sa campagne
- 15 août 2026 : Éric Ciotti (UDR) annonce son soutien à Marine Le Pen
- 10-11 août 2026 : François Bayrou propose une « grande primaire », Olivier Faure la refuse
- 8-9 août 2026 : David Lisnard détaille sa ligne dans le JDD et en Corse
- Rapports de force : ce que dit le baromètre de fin juillet
- Sondages : où en sont les intentions de vote au 6 septembre 2026
- Campagne : le bras de fer entre Marine Tondelier et Elon Musk
- 4 août 2026 : Attal cible les installations illégales de gens du voyage
- Questions fréquentes




