Deux lycées de Haute-Garonne ont été touchés par des incendies les jeudi 5 et vendredi 6 novembre 2026, à Tournefeuille puis à Cugnaux. À Tournefeuille, le feu a détruit le local de la vie scolaire. À Cugnaux, deux départs de feu ont entraîné l’évacuation d’environ 600 élèves. Une personne a été placée en garde à vue dans la première affaire, tandis qu’une enquête de gendarmerie a été ouverte dans la seconde.
En bref
- À Tournefeuille, l’incendie s’est déclaré jeudi 5 novembre vers 7 h 45 au lycée Marie-Louise Dissard-Françoise.
- Une trentaine d’individus cagoulés auraient tiré des mortiers d’artifice dans l’établissement.
- Vendredi 6 novembre, deux départs de feu ont été signalés au lycée Henri-Matisse de Cugnaux.
- Aucun blessé n’a été signalé pour ces deux sinistres.
Plan de l'article
Les faits à Tournefeuille #
Jeudi 5 novembre, vers 7 h 45, une trentaine d’individus cagoulés se sont introduits dans le lycée polyvalent Marie-Louise Dissard-Françoise, également appelé lycée Françoise, à Tournefeuille, à l’ouest de Toulouse. Des mortiers d’artifice ont été tirés à l’intérieur de l’établissement.
Le local de la vie scolaire, installé dans le hall principal, a été détruit par l’incendie. Une partie de l’accueil a également été touchée, selon France 3 Occitanie. La préfecture de la Haute-Garonne a décrit « une trentaine d’individus particulièrement violents, équipés et préparés » et précisé qu’il n’y avait aucun blessé dans ce sinistre.
Les élèves ont été évacués et le lycée fermé. Le feu a été maîtrisé en fin de matinée. Les dégâts sont considérables : France 3 Occitanie évoque un montant supérieur à un million d’euros. Une cellule psychologique a été ouverte pour les personnels.
L’incendie s’est produit pendant une journée de mobilisation lycéenne nationale. Un enseignant a aussi rappelé qu’une tentative d’intrusion avait eu lieu le 1er octobre. Ces éléments donnent le contexte, mais ils ne suffisent pas à établir un lien entre les faits.
La garde à vue et l’enquête #
Vendredi 6 novembre, le parquet, cité par BFMTV, a indiqué qu’une personne avait été placée en garde à vue et qu’une enquête était ouverte. Selon ici Occitanie, deux personnes ont été interpellées, tandis que le groupe d’une trentaine d’individus n’était pas formellement identifié à ce stade.
La procédure devra préciser le déroulement des faits et les responsabilités éventuelles. Une garde à vue reste une mesure d’enquête : elle ne vaut pas condamnation. Il serait donc prématuré de désigner un auteur ou d’attribuer un mobile.
Les cours se poursuivent à distance pour les élèves de Tournefeuille. Des personnels ont été remobilisés afin d’assurer la continuité pédagogique. France 3 Occitanie a évoqué une réouverture le 16 novembre, mais ici Occitanie indiquait vendredi soir que la date n’était pas encore connue.
Ce qui s’est passé à Cugnaux #
Le lendemain, vendredi 6 novembre au matin, le lycée Henri-Matisse de Cugnaux a été évacué. Vers 10 heures, des fumigènes ont provoqué une épaisse fumée dans le hall, rapporte ici Occitanie. Deux départs de feu ont ensuite visé des poubelles et deux pianos remplis de matière inflammable.
L’alarme incendie s’est déclenchée et environ 600 élèves ont quitté l’établissement. Des tirs de mortiers d’artifice ont été entendus à l’extérieur. Une tentative de blocage a également été signalée devant les grilles. Aucun blessé n’a été signalé.
Une enquête de gendarmerie a été ouverte. Des sanctions disciplinaires sont envisagées si la participation de certains élèves est établie. La proviseure Murielle Bénazet a indiqué que le lycée pourrait techniquement rouvrir lundi 9 novembre. Le maire de Cugnaux, Aurélien Andreu-Seigné, a parlé d’une tentative d’intimidation.
La mobilisation des personnels #
Vendredi, plus d’une soixantaine d’enseignants et de personnels de direction venus de toute l’académie de Toulouse ont formé une chaîne symbolique devant le lycée Françoise. Leur appel au calme intervient après deux journées marquées par des incidents dans des établissements distincts.
Yvon Manac’h, proviseur du lycée de Fonsorbes et secrétaire académique du SNPDEN, a évoqué « un niveau de violence qui n’a jamais été atteint », rapporte France 3 Occitanie. La proviseure du lycée Françoise, Karine Rabiot, a dénoncé des faits d’une gravité inédite pour son établissement.
France 3 a également signalé des tirs de mortiers et des fumigènes au lycée Déodat de Séverac, à Toulouse, où les cours ont été suspendus. Le SDIS 31 a, par ailleurs, dénoncé des agressions visant ses équipes lors de l’intervention à Tournefeuille. Des pompiers ont été ciblés par des tirs de mortiers et des tentatives de vol de matériel. Aucun pompier n’a été blessé.
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Et maintenant, pour les élèves et les parents #
Pour les familles, la conséquence la plus directe reste la suspension ou l’adaptation des cours. À Tournefeuille, l’enseignement se poursuit à distance. À Cugnaux, la réouverture technique était envisagée pour lundi 9 novembre, sous réserve des décisions prises par l’établissement et les autorités.
Dans les deux cas, ce sont les annonces des établissements et du rectorat qui font foi pour la reprise des cours. Les familles qui suivent la scolarité en ligne peuvent aussi relire ce que change le piratage de l’Éducation nationale révélé en octobre pour leurs démarches numériques.
Ces incidents s’inscrivent dans un automne déjà marqué par des tensions autour des mobilisations : le point sur la mobilisation du 17 octobre et ses suites judiciaires rappelle l’ampleur des interpellations recensées ce jour-là.
Questions fréquentes #
Les deux incendies concernent-ils le même établissement ?
Y a-t-il eu des blessés ?
La personne placée en garde à vue est-elle condamnée ?
À retenir
- Tournefeuille : un incendie a détruit le local de la vie scolaire jeudi 5 novembre.
- Cugnaux : deux départs de feu ont provoqué l’évacuation d’environ 600 élèves vendredi 6 novembre.
- Les enquêtes sont distinctes et les responsabilités restent à établir.
- Pour les familles, le bon réflexe consiste à suivre les consignes des établissements et les communications officielles.




