Donald Trump a affirmé mercredi 28 octobre 2026 qu’une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky serait organisée « très bientôt », alors que Moscou, Kiev et Washington préparent des pourparlers trilatéraux attendus à Abou Dhabi autour du 10 novembre.
- ▸Devant la presse ce mercredi, Donald Trump a promis une rencontre Poutine-Zelensky « très bientôt » et dit espérer « de grands progrès ».
- ▸Des pourparlers à trois (États-Unis, Russie, Ukraine) sont évoqués vers le 10 novembre à Abou Dhabi, selon le Kremlin.
- ▸Volodymyr Zelensky a confirmé dimanche une réunion en novembre sous médiation américaine : « Nous sommes prêts à discuter ».
- ▸Le Kremlin écarte toujours une rencontre ailleurs qu’à Moscou et refuse toute trêve avant un accord sur le fond.
Plan de l'article
Ce que Trump a annoncé ce mercredi #
Interrogé par des journalistes mercredi 28 octobre, le président américain a assuré qu’une rencontre entre les présidents russe et ukrainien serait organisée « très bientôt ». « Une rencontre sera organisée très bientôt et je pense que nous pourrions accomplir de grands progrès », a-t-il déclaré, selon l’AFP relayée par la RTBF.
Cette déclaration couronne une semaine d’accélération diplomatique. Le 21 octobre, l’émissaire américain Steve Witkoff a été reçu environ trois heures par Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, un entretien jugé « détaillé et franc » côté russe et « constructif » côté américain, rapporte Touteleurope.eu.
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Les pourparlers russo-ukrainiens étaient à l’arrêt depuis fin février. Des négociations directes avaient déjà eu lieu en 2025, sans déboucher sur un règlement du conflit.
« Une rencontre sera organisée très bientôt et je pense que nous pourrions accomplir de grands progrès. »
— Donald Trump, devant la presse, le 28 octobre 2026 (AFP)
Abou Dhabi autour du 10 novembre : le calendrier qui se dessine #
À l’issue de la rencontre de Saint-Pétersbourg, le conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov a indiqué que Moscou était prêt à reprendre les négociations à trois, « mais pas immédiatement, vers le 10 novembre ». Le lieu évoqué : Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis.
Dimanche, dans une interview à la télévision nationale, Volodymyr Zelensky a confirmé une réunion entre Russes et Ukrainiens en novembre, sous médiation américaine. « Nous sommes prêts à discuter », a-t-il déclaré, en précisant que la question territoriale devait être traitée au niveau des dirigeants, les autres sujets relevant de groupes techniques.
Les conditions de Kiev : un gel du front comme premier pas #
Côté ukrainien, le président Zelensky se dit favorable à une reprise « dès que possible », mais pose un préalable : un gel de la ligne de front, qu’il présente comme le « minimum » attendu de la Russie.
Un tel gel aurait un coût considérable : il acterait de fait la perte d’environ 20 % du territoire ukrainien, selon l’analyse du général Jérôme Pellistrandi citée par Touteleurope.eu. Kiev juge en revanche « inacceptable » l’exigence russe d’un retrait de son armée des zones du Donetsk qu’elle tient encore.
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Les lignes rouges du Kremlin #
Moscou continue de poser ses conditions. Le Kremlin écarte pour l’instant toute rencontre Poutine-Zelensky ailleurs qu’à Moscou, un format que Kiev ne peut accepter.
Surtout, la Russie rejette toute trêve avant un accord sur le fond, estimant qu’une pause des combats permettrait à l’Ukraine de se réarmer. Le 16 octobre, Vladimir Poutine avait même évoqué des exigences territoriales dépassant le seul Donbass.
Les Européens tentent de reprendre pied #
Le format trilatéral annoncé (États-Unis, Russie, Ukraine) laisse les Européens en marge. Le 20 octobre, une réunion à Oslo avait rassemblé plusieurs dirigeants du continent autour de Volodymyr Zelensky.
Mardi, le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre ont eu un entretien téléphonique qualifié de « franc » avec Vladimir Poutine. Il s’agit du premier contact de ce type entre le maître du Kremlin et des dirigeants européens depuis plus d’un an.
Sur le terrain, la guerre ne s’arrête pas #
Malgré cette effervescence diplomatique, le Kremlin a exclu de ralentir ses frappes. Kiev a encore été visée par une attaque de missiles dans la nuit du 21 au 22 octobre, alors que l’Ukraine manque d’intercepteurs.
Seule exception : une trêve humanitaire localisée est en vigueur à Olechky, dans la région de Kherson, dans le sud du pays. L’ONU accuse par ailleurs la Russie de crimes de guerre liés au froid, à l’approche du cinquième hiver d’un conflit qui dure depuis plus de quatre ans et demi.
Questions fréquentes #
Quand la rencontre Poutine-Zelensky pourrait-elle avoir lieu ?
Aucune date n’est actée. Donald Trump parle d’une rencontre « très bientôt », tandis que Moscou et Kiev évoquent d’abord des pourparlers trilatéraux avec les États-Unis vers le 10 novembre à Abou Dhabi. Le Kremlin refuse pour l’instant un face-à-face ailleurs qu’à Moscou.
Pourquoi le Kremlin refuse-t-il une trêve immédiate ?
Moscou exige un accord sur le fond avant tout arrêt des combats, estimant qu’une pause permettrait à l’Ukraine de se réarmer. Kiev défend la position inverse : un gel de la ligne de front comme premier pas, avant de négocier les questions territoriales au niveau des dirigeants.
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Quel rôle jouent les Européens dans ces négociations ?
Ils ne font pas partie du format trilatéral États-Unis – Russie – Ukraine. Ils ont réuni Volodymyr Zelensky à Oslo le 20 octobre, et le président finlandais Alexander Stubb ainsi que le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre ont parlé à Vladimir Poutine mardi 27 octobre, un premier contact de ce niveau depuis plus d’un an.




