Sept mois après le début de la guerre entre les États-Unis et l’Iran, le conflit est à un tournant : Donald Trump a évoqué le 18 septembre un « moment charnière » sur une éventuelle reprise des frappes, tandis que Téhéran se dit prêt à revenir au cessez-le-feu de juin. Entre diplomatie au point mort, ultimatum à un diplomate suédois et pressions chinoises sur les Houthis, voici où en est ce conflit qui pèse jusque sur le prix de votre plein.
- ▸Donald Trump a déclaré à Axios approcher un « moment charnière » : reprendre les frappes ou poursuivre les négociations
- ▸Le président iranien Massoud Pezeshkian se dit prêt à revenir immédiatement au cessez-le-feu si Washington fait de même
- ▸Téhéran a donné 48 heures à un diplomate suédois pour quitter le pays
- ▸La Chine demande discrètement à l’Iran de freiner les Houthis pour protéger les routes de l’énergie
Un cessez-le-feu signé en juin, fissuré depuis juillet #
Le conflit a éclaté le 28 février 2026. Après plusieurs mois de frappes croisées, un cessez-le-feu intérimaire a été conclu le 12 juin, puis formalisé le 17 juin par le mémorandum d’Islamabad, signé par les présidents des deux pays : arrêt immédiat des hostilités et 60 jours pour négocier un accord de paix plus large.
L’accord s’est fissuré dès juillet. Depuis, des combats de basse intensité se poursuivent par intermittence : début septembre, l’armée américaine a de nouveau frappé des positions iraniennes, Washington promettant de répondre à toute riposte de Téhéran.
« Si les États-Unis reviennent à leurs engagements du mémorandum d’entente, la République islamique d’Iran fera immédiatement de même. »
— Massoud Pezeshkian, président iranien
Trump face à un choix, Téhéran tend une perche #
Interrogé par le média américain Axios le 18 septembre, Donald Trump a indiqué approcher un « moment charnière » : reprendre les attaques ou non. Il a refusé de dire si sa décision tomberait avant ou après les élections de mi-mandat de novembre.
En face, le président iranien Massoud Pezeshkian affirme que son pays honorera de nouveau le mémorandum « immédiatement » si les États-Unis reviennent à leurs engagements. Les pourparlers techniques n’ont, eux, jamais totalement cessé.
Suède, Corée du Sud, Chine : les ondes de choc diplomatiques #
Le 18 septembre, Téhéran a donné 48 heures à un responsable suédois pour quitter le pays, accusant Stockholm de céder à des pressions extérieures.
La Corée du Sud a de son côté annoncé qu’elle n’enverrait pas de troupes, tout en étudiant un élargissement de la zone d’action d’un destroyer chargé d’escorter ses pétroliers et navires marchands.
Plus discrètement, la Chine a demandé à l’Iran, lors de la visite du ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi à Pékin, d’aider à contenir les rebelles houthis afin d’éviter que le conflit ne s’étende aux routes de l’énergie.
Et pour nous, concrètement ? #
Le principal effet ressenti en France passe par le prix de l’énergie. Les attaques de drones contre les infrastructures pétrolières de la région ont déjà fait repasser le baril au-dessus des 100 dollars début septembre. Une reprise franche des hostilités maintiendrait cette pression sur les carburants et le fret maritime, dont une partie contourne déjà la mer Rouge.
Questions fréquentes #
Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran tient-il encore ?
Formellement signé le 17 juin 2026 via le mémorandum d’Islamabad, il s’est fissuré dès juillet. Des combats de basse intensité se poursuivent par intermittence, mais les discussions n’ont jamais totalement cessé et Téhéran se dit prêt à revenir à l’accord.
Pourquoi parle-t-on d’un « moment charnière » ?
Donald Trump a employé cette expression le 18 septembre 2026 auprès du média Axios : il dit approcher du moment de décider s’il relance les frappes contre l’Iran ou s’il poursuit la voie des négociations, sans préciser de calendrier.
Quelles conséquences pour la France ?
L’effet le plus direct concerne les prix de l’énergie : les attaques contre les infrastructures pétrolières de la région ont fait repasser le baril au-dessus des 100 dollars début septembre, ce qui se répercute sur les carburants et le transport de marchandises.